climat

Publié le 4 Décembre 2010

coeur de ville

Alors qu’au cœur de la ville le passé agonise, les uns et les autres, une fois les pluies disparues s’empressent de reprendre le cours de leurs occupations. Les pâtisseries vomissent à la chaîne des boites vert amande pleines de gâteaux que l’on ne se donne plus la peine de faire à la maison. La vie insolente reprend son cours. Quelques morts resteront au chaud dans les mémoires de ce début de décembre.  La pluie n’aura paralysé la ville que le temps de plonger les bidonvilles dans une misère un peu plus profonde quelques jours à peine après les coûteux sacrifices qui renouvelaient leurs vœux à un dieu invisible et si énigmatique.

 

Rédigé par Fragon

Publié dans #journal de bord

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stipe 04/01/2011 16:41


"Dans les rues intérieures", ça s'appelle.


Fragon 06/01/2011 19:40



c'est ce que j'ai trouvé de mieux ! :) arf.



emmanuelle grangé 30/12/2010 10:46


toujours ta lucidité au bord du coeur


Fragon 30/12/2010 12:38



Couteau couteau couteau couteau... aplat.


 



le babel 28/12/2010 10:22


Ce n'est un premier essai. Merci de me rendre la voix.


Le ciel est une peau de mouton
Mangée de bourres et de sueurs;
Elle tend sa gorge aux lames des lueurs
Et la pluie tombe pleurant des maisons :
Le passé se lézarde au chant des moteur;
Les mains avides saisissent des moissons
De sucres et de bonnes réputations
Qui dénudent la mort de sa peur.

Un air de décembre se laisse tomber sur Casablanca…

Craquement bleu dans le sacrifice :
Le sang du ciel jaillit sur les crépis,
Les cagettes de légumes et d’épices.
Sous mon cuir d’étranger, pas de répit.
Jeunes toisons des agneaux saignés,
Chevelures grises d’une ville âgée :
Captifs unis dans la toile d’araignée
Des rites, du muezzin, dérangés.

Casablanca se laisse tomber sur l’aïd de décembre…

Dans un pauvre frisson, mais de saison,
Dans des gravats qui n’en finissent plus,
De se décoloniser maison par maison,
Des monceaux d’autre fête coulent des rues.

Décembre sur papier glacé
Là où rien ne gèle jamais :
À Casablanca et son plafond bleu


Fragon 30/12/2010 12:40



Merci père Baboël....:)



Marcus K7 28/12/2010 09:20


On peut mettre ce qu'on veut dessous, ruine ou richesse, il semble que rien n'altère le bleu du ciel non ?


Fragon 30/12/2010 12:39



C'est bien quand tu passes, ça éclaire ! :) pftt



le babel 06/12/2010 02:17


mais pourquoi le flux RSS n'a pas indiqué cela ? Je te croyais en silence, à l'écoute, à moissonner, pas encore à offrir de telles délicatesses…


Fragon 06/12/2010 19:42



Tu sais bien que ce n'est pas le plus important.