gravillon

Publié le 2 Mai 2011

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Photo prise le jeudi 28 avril 2011 après Aquergour ( Moyen-Atlas).

 

Une petite fille de dix ans s’en allait au soleil Quel charmeur de serpent rencontra-t-elle sur la place Avant qu’un fou furieux ne s’avise de lui donner des ailes Il y eut des hommes et des femmes Paisiblement attablés à vivre Il y eut un homme et une femme Yeux ouverts à regarder le monde autour d’eux Ils se parlaient Ils riaient peut-être Ou peut-être ne s’aimaient-ils plus Peut-être commençaient-ils à s’aimer Qu'importe Il y eut un homme, des femmes Des hommes et une femme Et puis plus rien. Ils étaient dix puis quinze puis seize

Ils étaient et puis plus rien. A Dihrawud Une petite fille de dix ans s’en allait au marché

"Il y a des blessés et des morts allongés partout sur le sol. Il y a des corps mutilés, leurs mains ou leurs jambes séparées à côté d'eux »

Une petite fille de dix ans s’en allait au marché Elle s’en allait et puis plus rien.

Aujourd'hui une tête est tombée

Mais les coeurs noirs des coquelicots palpitent encore.

 

En écho au texte sur les coquelicots du Babel.


Rédigé par Fragon

Publié dans #Poésie

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hervé pizon 05/05/2011 22:26


alors je vais voir l'échoquelicot


Fragon 07/05/2011 17:27



Oui ! stand ail lien !



Dan 03/05/2011 16:33


Tu dis faire des flashs. Au moins par rapport aux informations en Télé et radio, tu y mets de l'humanité. Merci Amicalement Dan


Fragon 07/05/2011 17:26



Merci. C'est un commentaire qui aide à écrire un peu plus.



emmanuelle grangé 03/05/2011 09:38


"Sur la place un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée."
(Jacques Brel)


Fragon 03/05/2011 10:09



Merci aussi... je me suis trompée.. il faut que je légende j'y retourne. Je pensais à l'autre photo.


Tu crois vraiment que légender celle-ci servirait à influer son sens ? non... je crois bien que non.


Je me contente d'observer les silhouettes plantées dans le droit fil d'un ciel qui se veut obtinément bleu alors qu'ailleurs... oui, ailleurs...


 



le babel 02/05/2011 20:39


je t'ai lue avec un plaisir frémissant, emporté par cette giboulée de voyelles si bien posées sur une émotion montant comme une ziggourat. Soudain, je découvre le lien d'écho. Merci. C'est vrai, je
n'avais montré cet angle du tableau, qui pourtant méritait le détour. Au plus tôt, je t'écrirai quelques sentiments venus d'Italie, espérant que l'embrasement des Suds ne touchera mie ta retraite.


Fragon 03/05/2011 10:10



C'est très remontant ça.. mais en fait, j'ai quand même décidé de changer la forme du texte. Je ne suis pas très portée sur la poésie... je fais des flashs n'est-ce pas ? à la façon des
flashs-radios.