Intermède

Publié le 28 Avril 2010

 

Vol-au-vent mon âme pochon de plastique noir

Gonflée comme le pâté engorgé dans un four

 

Vole au haut du ciel ravie

À la terre secouée de mille secousses

Aux corridors de velours gris

Ennuagés de la tempête qui s’abat sur la ville

 

Les araucarias empruntés

S’agitent du nez

Dans les torsions du vent

 

Profond

Rien n’en crève tout reste étale

 

Cherchant parmi les ombres au sol

Celle qui tient fermement le fil d’airain

Tendue à son extrême

Mon âme

Au vent follet

Se déplie

 

Cloche aux pois

Une petite fille de dentelle

Tourneboule rose en sa corolle de voile léger

Les pieds dans la poussière

Lourde et sucrée.

 

Soudain la pluie enfin s’annonce.

 

 

Rédigé par Fragon

Publié dans #Poésie

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lilas kwine 20/05/2010 10:19


Ah merci pour cette belle délivrance de fin ( et de faim? )


Fragon 22/05/2010 10:33



Merci aussi à toi d'être venue.


 



babel 08/05/2010 20:49


Tu entends Hervé, et moi je vois les odeurs, je touche les couleurs, ah le bonheur : Fragon a retrouvé le chemin de ses ruelles intérieures. Certains se rasent la tête, se mettent à l'ascèse, au
clos trois ans, trois mois et trois jours pour trouver la suite de leurs vies antérieures, de leur karma. Fragon (Indigène de Grasse ?) s'étire en ses vies intérieures, de tout ce qui charma et
charmera, et je l'espère pour mille ans, mille mois et mille jours. Nul n'a envie de sentir le Gange Intime se tarir...


Fragon 15/05/2010 12:27



Souffle auquel j'aspire.



hervé pizon 08/05/2010 19:56


j'entends :)


Fragon 15/05/2010 12:26



merci :!



babel 01/05/2010 07:36


oui ! rythme et images, oui !


Fragon 03/05/2010 11:42



Chez toi, ce genre de compliment, comme dirait E. j'en fait mon nanain.